Lorsque les vieux enseignent la jeunesse aux jeunes, une dictature n’est jamais loin.
Discours sur les temps XI
Depuis quelques temps, je sentais que la non-violence avait un vice. Loin de croire que ce vice était puant. « How nonviolence protects the state », de Peter Gelderloos en donne quelques raisons. Mais le pire reste encore en leur compagnie.
Discours sur les temps X
Un blanc (c’est surtout une blanche) qui porte un habit ethnique, c’est chic. Un ethnique qui porte un habit de son ethnie, c’est pittoresque. Voilà pourquoi l’égalité n’est qu’un vain mot s’il n’existait pas le conformisme.
Discours sur les temps IX
La mélancolie d’avoir fini un livre… C’est sans doute cela qui fait ces lecteurs compulsifs. Il faudrait bien plutôt profiter de la vie après un livre. D’ailleurs un livre qui ne donne pas envie de vivre est un livre raté.
Discours sur les temps VIII
Tout un protocole existe pour se protéger de certains maladies en milieu professionnel (ou autre), mais existe-il un protocole pour se protéger des névroses et des psychoses que l’on choppe dans les bureaux ? Parce que ces machins-là existent aussi, imperceptibles souvent ! Je me pose cette question car je me bats chaque jour avec la névrose de celle-là, la psychose de celui-ci, et je me sens contaminé lorsque je ne suis plus au bureau.
Existe-t-il une protection, une sorte de préservatif de l’esprit ? Ce serait bien utile.
Discours sur les temps VII
Phrase très belle, qui vaut le coup de la toiser sur le front de celle ou de celui… lorsque l’occasion se présente : « aliéné dans la suprême réalisation de soi » (Traité du caractère. Anthology – Emmanuel Mounier)
Discours sur les temps VI
Le snob est un personnage très pudique finalement, il dit « ça ne se fait pas ». Là où le non-snob aura moins de pudeur pour les choses pratiques. (Je pensais à ces moments où l’on doit aller pisser).
Discours sur les temps V
Quoi qu’on en dise, toute la beauté actuelle de Paris est dans son snobisme.
Discours sur les temps IV
« Ben, j’ai fait comme la plupart des gens, je me suis résigné. Je doutais, mais je crois que je suis finalement assez lâche pour ne pas aller jusqu’au bout de moi-même. Vous savez, ce petit chatouillement qui vient lorsqu’il faudrait faire quelque chose… et qu’on détourne le regard. Je vais finir dans la médiocrité, c’est notoire, mais ni miséreux ni pauvre pour autant ! Simplement dans cette médiocrité féconde qui fait finalement toute la richesse et la tranquillité de notre époque. Il est clair que la société actuelle ne demande rien de plus aux gens que d’être médiocre, elle les sert bien, alors pourquoi chercher davantage ? Lorsque je vois ces gens des autres pays se battre ou même rêver pour vivre comme nous, je me dis qu’entre médiocre nous seront enfin tous frères ! J’espère… j’espère simplement que cette situation durera le plus longtemps possible. Qui sait, c’est peut-être ça le véritable bonheur… Continuer la lecture de Discours sur les temps IV
Discours sur les temps III
A force d’enrober les vérités dans de bons sentiments, maintenant lorsqu’elles sont dites crues, elles font mal, surprennent même. On traite l’énonciateur de ces vérités comme un sans-cœur, un méchant, un cynique, mais jamais de menteur… ! On va même lui refuser le titre de philosophe, parce qu’un philosophe s’est sensé dire les choses avec « tact », donc sans trop déranger la pudeur commune. D’ailleurs lorsque certains entendent cette façon d’énoncer des vérités, font minent de ne pas avoir entendu, compris, avec cette dénégation qui dit : « cesse de me parler ainsi ! ». L’astuce consiste donc à « enrober » la vérité en usant des artifices suivants : préparer l’auditoire, trouver une mise en scène adéquate, etc. De la culture en sommes. C’est ainsi que les Arts ont encore de beaux jours devant eux.