Discours sur les temps XVIII

Jésus revînt l’autre jour et après son speech, en voyant la foule en liesse, il dit : « Bon, un jour Il arrêtera de vous pardonner ». Mais la foule était déjà trop pleine d’extase pour l’entendre. Quant à moi, j’ai pleuré et j’ai applaudi.

Discours sur les temps XVII

Depuis que je suis né, Dieu me fait un procès. Pourtant je n’ai pas demandé à venir au monde – je demande l’asile spirituel ! Ça a commencé lorsque j’ai eu connaissance du bien et du mal me disait le prêtre Pierre (maintenant que j’y pense l’histoire n’a pas rapporté les noms de famille des disciples de jésus, même lui n’a pas de nom famille, comment c’est possible ?). J’ai cette enclume en haut de ma tête (j’ai vérifié, c’est pas une épée), et j’ai peur qu’elle me tombe dessus. Cinq tonnes, c’est que ça pèse cinq tonnes ! J’ai tout de même trouvé une solution pour m’en débarrasser : il faudrait que je cesse d’avoir peur du jugement. Débarrasser une fois pour toute, je pourrai accomplir sans remord ni regret tout ce qui me passe par la tête.

A bien considérer aussi, je ferai aucun effort à faire le mal, c’est naturel, alors que le bien…, c’est plus dur, pas du tout évident. Faut que je vous dise, quoique vous l’ayez peut-être deviné : je suis sadique. J’aime bien les choses difficiles. Je vais donc chercher à faire le bien par sadisme, et non par peur de faire le mal. Sado de raison et maso de coeur : voilà ma philosophie !